Question d'actualité au gouvernement
Jeudi 16 octobre 2014

Vous trouverez ci-dessous le texte de la question d’actualité au gouvernement posé à Ségolène Neuville en séance plénière. La réponse de la ministre apparaît à la fin de l'article.

 

 

Monsieur le Président, Madame la Ministre,

Mes Chers Collègues,

 

La journée mondiale du refus de la misère sera célébrée demain Vendredi 17 octobre, comme chaque année depuis 1987, journée reconnue par les Nations Unies depuis 1992. A cette occasion vous avez accepté, Monsieur le Président Larcher, de recevoir ce midi, pour les remercier de leur formidable engagement, les responsables nationaux des associations caritatives et humanitaires de notre pays, prolongeant ainsi la volonté de Jean-Pierre Bel.  Je tiens à vous remercier pour cette belle logique de continuité républicaine.

 

Nous avons sur les bancs de notre Haute Assemblée, des différences, des divergences, des oppositions. Elles peuvent être vives… Mais c’est le signe d’une démocratie vivante. Pour autant, il nous arrive, notamment sur des sujets de portée internationale, de nous réunir, lorsque l’inacceptable est à nos portes, menace notre sécurité, ou encore les droits de l’Homme.

 

Mais, mes Chers Collègues, la pauvreté, la misère, c’est aussi une violation des droits humains !

 

La pauvreté et la plupart du temps son insupportable hérédité, c’est une violation des droits humains !

Des hommes et des femmes qui n’utilisent pas leurs droits sociaux en général, et ceux liés à la santé en particulier, parce que les démarches sont trop lourdes, qu’il faut répéter sans cesse et à des interlocuteurs différents sa triste histoire, c’est encore une atteinte aux droits humains !

 

Leur trop fréquente stigmatisation au lieu d’une main tendue, c’est également une atteinte aux droits humains !

 

Dans un pays comme le nôtre, nous devrions non pas considérer que ces hommes, ces femmes, ces enfants, touchés par la misère sont des assistés, mais plutôt des ayants-droit de notre République. Trop souvent,  le non-recours sert de variable d’ajustement budgétaire inadmissible, alors qu’il devrait y avoir une volonté unanime pour sanctuariser les budgets liés à la lutte contre la pauvreté.

 

« Ce qu’il y a de scandaleux dans le scandale c’est qu’on s’y habitue », écrivait, avec juste raison, Simone de Beauvoir. Je souhaite, mes Chers Collègues, que nous soyons individuellement et surtout collectivement, les porte-voix de la détresse des sans- voix.

 

Madame la Ministre, le 21 janvier 2013, un plan contre la pauvreté fût adopté. Pouvez-vous nous dire les évolutions constatées par rapport aux objectifs indiqués ? Quelles nouvelles et indispensables étapes sont envisagées pour aller bien au-delà, et ainsi avoir l’ambition d’éradiquer la pauvreté dans notre pays des Droits de l’Homme ?

 

Réponse de la ministre :

 

Je sais combien la lutte contre la pauvreté vous tient personnellement à cœur, je tiens à saluer votre travail, et le riche débat qui a suivi au Sénat.

Le gouvernement tout entier est mobilisé dans la lutte contre la pauvreté. Le plan adopté mobilise tous les ministères. Son budget a été entièrement préservé.  Quelques objectifs :

  • Améliorer le pouvoir d’achat des familles : augmentation chaque année du RSA (à hauteur de 2%) ;
  • Complément familial
  • Allocations (+ 5 %) soit 100 € / an.
  • Hébergements longs : 7 000 nouvelles places
  • 117 000 nouveaux logements sociaux (+ 14 % par rapport à 2012) 134 000 prévus pour 2014

 

  • Aide aux familles pour la facture énergie (tarifs sociaux de l’énergie – gaz et électricité - étendus aux allocataires de l’aide complémentaire Santé et aux foyers fiscaux modestes, pour couvrir à terme et de façon automatique 8 millions de personnes (soit 4 millions de ménages).

 

  • Crédit européen pour les plus démunis confirmé (32 M€ pour la France)
  • Extension garantie jeunes confirmée

Enfin, un travail est mené afin de simplifier les formulaires pour faciliter l’accès à l’information de tous.

Le Président de la République a indiqué récemment, ces dernières semaines, que c’était une humiliation pour la France.

Tous les engagements du plan seront tenus.

 

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